Attractivité de la France : vers une solution franco-allemande ?

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Dans un contexte mondial de plus en plus incertain et de recul du nombre global d’investissements étrangers, l’Europe doit s’affirmer comme la destination la plus attractive du monde. En 2017, avec une augmentation du nombre de projets de plus de 10% par rapport à l’année précédente, notre continent devient un îlot de stabilité, concept essentiel dans le processus décisionnel des investisseurs.

Ce constat est d’autant plus réjouissant que la progression des investissements en France sur-performe cette tendance avec une croissance de 31% du nombre de projets et que cette progression est plus prononcée que dans les pays voisins comme l’Allemagne (+6%) et le Royaume-Uni (+6%) (source E&Y-Baromètre de l’attractivité 2018)

La France commence à combler son retard, lié à des années de scepticisme international trop souvent alimenté par le phénomène « French bashing », initié par certains médias – anglo-saxons notamment. La tendance semble s’inverser avec une meilleure prise de conscience des investisseurs internationaux de nos avantages structurels.

Regain de confiance chez les investisseurs internationaux

Même si le changement de gouvernement depuis 2017 n’est pas à l’origine de la nouvelle tendance, la politique actuelle contribue à consolider ce regain de confiance et tend à rassurer les investisseurs internationaux.

On pourrait croire, dès lors, que l’attractivité d’un pays dépend autant des hard facts (faits et données avérés) que d’éléments psychologiques voire irrationnels – une réalité avec laquelle les bourses internationales ont largement composé depuis longtemps.

Dans une époque marquée par l’instabilité et l’incertitude, où les décisions d’investissement deviennent toujours plus compliquées, plus divergentes et aléatoires, la mise en place d’un système durable et fiable permettrait à la France de se maintenir parmi les pays les plus attractifs du monde.

Au niveau européen, la France se situe actuellement en 3e position pour l’implantation d’entreprises internationales et en 5e position pour la création d’emplois liés aux implantations internationales.

Poursuivre les réformes engagées et garantir la stabilité

En premier lieu, la France doit poursuivre les réformes engagées dans le but d’améliorer sa compétitivité générale : fiscalité d’entreprises, simplification administrative, droit et coût du travail. Faut-il rappeler que le taux d’impôt sur les sociétés en France reste l’un des plus élevés du monde ?

Mais la création d’un climat favorable à l’investissement ne vaut que si la pérennité des règles est à la fois garantie et crédible. Afin de garantir une visibilité au-delà d’un quinquennat, la France doit s’engager dans une coopération avec d’autres pays, comme par exemple, l’Allemagne dont l’image de stabilité s’inscrit dans la durée. Les engagements conjoints de deux ou plusieurs pays augmentent la crédibilité auprès des investisseurs – au bénéfice de tous les signataires.

Il est vrai que cette idée existe au niveau européen. Notamment à Bruxelles et dans la tête de certains, on imagine la création d’un ministère de l’Économie pour toute l’Union européenne. Mais pour avancer, la France a intérêt – dans un premier temps – à envisager la signature d’accords bilatéraux.

Une alliance avec l’Allemagne ?

Une alliance avec l’Allemagne permettrait aux deux pays de partager leurs propres atouts et savoir-faire, mais aussi par effet de taille et de volume de s’approprier plus vite la transformation numérique de l’économie. Cette dernière, considérée comme un moteur essentiel de la croissance en permettaient aux entreprises de nombreux secteurs d’améliorer leur compétitivité et de surmonter ainsi leurs problèmes chroniques de développement.

Une telle coopération n’empêcherait pas la France de développer en parallèle ses propres spécificités, au contraire, elle apporterait un regain de dynamisme et de perspectives. La French Tech, écosystème français du secteur digital (internet, technologie, logiciels), pourrait ainsi attirer davantage d’investisseurs pour la création d’entreprises high-tech et permettre ainsi à la France de devenir une véritable « Start-up nation ». En gageant que les start-ups d’aujourd’hui seront les leaders de demain.

Logiquement, dans ce cadre et celui de son développement international, Geolink Expansion a commencé à développer des passerelles entre les entreprises, mais aussi les territoires de plusieurs pays.

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Anton Frenzel
16 ans d’expérience en développement à l’international. Anton accompagne les investisseurs étrangers dans le cadre de leur implantation en France. Il apporte son expérience et ses conseils pour optimiser le choix de site.
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